Zulma de Rémy Hatier

Zulma de Rémy Hatier

Rémy Hatier propose dans son dernier livre, Zulma, un nouveau chapitre de la vie d’Aude, que les lecteurs ont pu découvrir dans son premier roman Le paradoxe du verrou. On y croisera également le personnage principal d'un autre roman Quand les ombres s’ensoleillent. Ainsi que d'autres personnages et lieux du précédent roman Le sabot de Vénus.

Mais il n'est pas nécessaire d'avoir lu les ouvrages antérieurs pour apprécier celui-ci.

Les thèmes abordés sont toujours autour de l'imprévu, qu'on le nomme hasard, synchronicité, providence…

La vie d'Aude va, à la suite d'une rencontre, changer du tout au tout. En étant bousculée dans ses habitudes parisiennes et par une question sur la "joie", elle va s'ouvrir à des rencontres qui de fil en aiguille la feront profondément se remettre en question.

Rémy Hatier nous emmène également au cœur de la vallée de l'Ubaye. On y retrouve les montagnes au-dessus de Barcelonnette et cette vie au plus près de la nature, entre un refuge et une bergerie.

Il offre ici un bel hommage à Jean Giono. En effet, Rémy Hatier parsème son roman de citations de l'auteur manosquin, notamment issues de Que ma joie demeure. Ces textes nous font entrer de plus en plus profondément vers la recherche d'Aude de (re)trouver un sens à sa vie.

Ce roman peut être lu comme une entrée en matière aux livres de Jean Giono mais Rémy Hatier y propose surtout un cheminement vers la joie, vers ce qui procure la joie de vivre au-delà des aléas de la vie, avec son écriture tout à la fois poétique et profonde.

 

Zulma

Ebranlée par une rencontre fortuite qui place entre ses mains Que ma joie demeure de Jean Giono, Aude voit vaciller les certitudes d’une existence trop étroite.

Sous la pluie parisienne, elle se réfugie dans un modeste bistrot. Là, une question, lancée presque au hasard par Clément, fait basculer son monde : « Que savez-vous de la joie ? » Il n’en faut pas davantage pour qu’elle rompe avec sa morne vie citadine et choisisse l’inconnu.

Direction la haute montagne, un alpage vibrant encore du passage des troupeaux, saturé d’odeurs d’herbe broutée et de fleurs piétinées. Là, au cœur d’une nature âpre et souveraine, Aude entreprend de se réinventer. Y découvrira-t-elle enfin la joie ?

 

L'auteur

Rémy Hatier est originaire de Barcelonnette. Il habite à Manosque depuis 1996. Après avoir terminé sa carrière professionnelle, il s'est lancé dans l'écriture.

Il participe, en tant que lecteur, aux spectacles du Groupe vocal Régis Dejasmin. Pour trois spectacles : "Requiem aux morts provençaux de la grande guerre", "Elles comme lutte", "Les gloires de l'abbé Fauré", il a rédigé les textes servant à offrir à la fois illustrations et respirations entre les parties chantées par les choristes.

En 2024, il a gagné le premier prix du concours de nouvelles organisé par l’Association des Amis de Jean Giono dans le cadre des Rencontres Giono. Cette nouvelle s'intitule Le parfum de Durance, vous pouvez la lire ici. En 2025, sa nouvelle est à nouveau sur le podium du deuxième concours remis lors des Rencontres Giono.

Il est l'auteur de :

 

Rémy Hatier en dédicaces

Rémy Hatier en dédicaces © photo Hélène Desvignes

La photo de l'auteur est de la photographe manosquine Hélène Desvignes. Découvrez son travail.

 

Pour en savoir plus et acheter le livre

Vous pouvez commander ce roman auprès de votre libraire.

Enfin, pour découvrir les lieux où se déroulent une grande partie de cette histoire, je vous laisse découvrir Barcelonnette et la magnifique vallée de l'Ubaye, au cœur des Alpes de Haute Provence !

Zulma de Rémy Hatier
Le Lys Bleu Éditions, mars 2026
ISBN : 979-10-440-3224-9

 

Mise à jour de l'article - juin 2026

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ABBÈS Jean-Marie

il y a 1 mois

Nul doute qu’il n’est pas indispensable d’avoir lu Le Paradoxe du Verrou ou Le Sabot de Vénus pour apprécier et vibrer de sensations étranges à la lecture de ZULMA ; je dirais volontiers que c’est plutôt l’inverse : ZULMA suscite inéluctablement l’envie de découvrir et savourer ces deux romans antérieurs de Rémy HATIER tant le cheminement des personnages communs à ces ouvrages devient addictif au fil de leurs lectures. C’est ce qu’il m’est arrivé en les relisant, éprouvant ainsi combien, dans le style envoûtant de l’auteur, ces romans creusent une fois encore au plus profond de l’essence des êtres et de leurs recherches de Sens au Mystère de la Vie.

ZULMA prend une nouvelle dimension dans un parcours fusionnel avec les œuvres de Giono et d’autres écrivains de son époque ; un parcours qui est une marche vers la joie, à la recherche de la Joie de Vivre comme expression sublime de la rencontre du Sens.
Resurgit alors une thèse déjà fort controversée à l’époque de la popularité de notre écrivain manosquin : la tentative d’assimilation de la spiritualité de Giono à la foi chrétienne. Le débat à ce sujet prendra-t-il une nouvelle tournure ? Pour plusieurs raisons personnelles je n’y adhère pas. Laissons à Dieu ce que l’on attribue au divin et à Giono sa célébration incomparable de la Création Naturelle !

Rémy Hatier fait dire à Clément : « Giono n’a rien écrit… Il a dessiné, il a peint… Il est tantôt aquarelliste, tantôt impressionniste. » Par son style poétique, imagé, allant au détail le plus fin, Rémy Hatier est un peintre écrivain tantôt expressionniste, tantôt surréaliste.

Rémy Hatier

il y a 1 mois

Merci Jean-Marie pour ce retour après lecture de Zulma et relecture de mes ouvrages précédents Le paradoxe du verrou et Le sabot de Vénus. Merci également d’avoir confié votre ressenti à cet espace d’échanges. Il est précieux et, une nouvelle fois, merci à Florence Bellon de le faire vivre.

Le paradoxe du verrou, Le sabot de Vénus et Zulma : une trilogie ? Je dois avouer que cela n’était en rien prémédité. Alors décidons que ces trois romans dessinent un bouquet dans lequel chaque fleur met les deux autres en lumière : à chacune et à chacun de choisir ses essences dans l’alpage…

Que ma joie demeure est une féerie littéraire et les autres ouvrages évoqués dans Zulma sont aussi pourvus de profondes dimensions humaine, sociale et politique. Et j’ai pu remarquer au fil de discussions – et je constate encore aujourd’hui au vu de certains retours qui me sont faits sur mon texte - que Jean Giono a été et reste un auteur clivant.

Dans le bouquet, Zulma a donc une particularité, vous y faites référence ; même si lors de l’écriture mes doutes ont été réels, j’ai conservé le cap que j’expose dans les premières pages du texte par un avis aux lectrices et lecteurs : transmettre également mon ressenti à la lecture de ces textes choisis de Jean Giono. Et dans ce ressenti se trouve cette dimension spirituelle qui, comme vous le dites, a dû faire débat à une époque où je n’étais pas né.

Par conséquent, loin de moi l’idée de m’immiscer dans l’intimité spirituelle de l’auteur : puisque les mots ne se révèlent que sous les yeux de ceux qui les font vivre, c’est peut-être, et sûrement, la mienne que je livre ainsi… en avançant masqué par la fiction et le personnage de Clément. Ainsi je vous rejoins dans votre « Laissons à Dieu ce que l’on attribue au divin et à Giono sa célébration incomparable de la Création Naturelle ».

Enfin, merci pour vos mots qui me touchent profondément et me laissent, à minima, pensif… À l’heure où l’« on » s’interroge sur l’avenir de l’écriture, de la lecture et de la Culture en général, je veux ici témoigner ma profonde reconnaissance envers mes institutrices, instituteurs, professeures et professeurs de Français ; elles et ils ont été exigeants… Quelle belle et noble idée !

Florence Bellon

il y a 1 mois

Merci à vous deux pour cet échange !

MCallamand

il y a 2 semaines

Zulma, c’est une déclaration d’amour à Giono et à nos montagnes. C’est aussi des rencontres imprévues et des dialogues subtils. C’est surtout le plaisir de revoir Aude, de partager ses doutes et sa quête de la joie...

Florence Bellon

il y a 2 semaines

Merci d'avoir partagé votre avis de lecteur sur le roman de Rémy Hatier !

Florence

Rémy Hatier

il y a 2 semaines

Merci d'avoir accompagné Aude, cette fois-ci dans l'accomplissement de ses rêves.
Jean Giono, c'est, je pense, un regard différent sur la Nature ; un regard qui peut agacer et /ou émerveiller mais qui interpelle sans cesse tant il se prolonge toujours en une main de peintre. Alors, oui, j'aime Giono... Après, je dois ici l'avouer, l'avoir longtemps évité, tant ses textes se dressaient devant moi à l'égal de certaines de nos si belles montagnes "alpines de Haute-Provence"... Infranchissables sans y abandonner une part de soi-même. Je me dis aujourd'hui qu'il y a peut-être un âge pour lire Giono ; un âge ou encore l'accumulation lente des strates d'un vécu... C'est ce que j'ai très modestement essayé de produire dans "Zulma" en confiant à Aude, Clément et Edmond le berger la tâche d'exprimer mon ressenti après lecture de certaines des œuvres d'avant-guerre du grand écrivain.
Jean Giono, un regard ? Je profite de l'espace ici offert par Florence ( que je remercie une nouvelle fois) pour signaler que le thème des Rencontres Giono 2026 - du 29 juillet au 2 août - est : "Giono et la photo". Certainement de beaux et fructueux échanges à prévoir. Je terminerai donc avec cet extrait de "Que ma joie demeure " :
" Quand on voit, on n' imagine plus."

Florence Bellon

il y a 2 semaines

Merci pour votre message et pour les informations sur les Rencontres Giono 2026 !

Retrouvez le programme complet sur ce lien : https://www.lesamisdejeangiono.fr/actualiteacutes/le-programme-des-rencontres-giono-2026

Florence

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Florence Bellon

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