Une certaine raison de vivre de Philippe Torreton

Une certaine raison de vivre de Philippe Torreton

Une certaine raison de vivre du comédien et écrivain Philippe Torreton est un livre paru il y a quelques années aux éditions Robert Laffont.

Quand Philippe Torreton a découvert la nouvelle L'homme qui plantait des arbres de Jean Giono écrite en 1953, il en a été bouleversé, faisant de ce texte pendant un temps son livre de chevet. Il souhaitait l'adapter. Puis apprenant que le berger Elzéard Bouffier était un personnage de fiction, il décide d'écrire un livre dans lequel il apparaitra.

C'est ainsi qu'Elzéard Bouffier, le berger solitaire imaginé par Jean Giono devient le fil conducteur du roman de Philippe Torreton. Il a fait de Jean Fournier celui qui rencontre « l’homme qui plantait des arbres ».

On peut lire quelques ressemblances entre Jean Giono et le personnage Jean Fournier. Ils sont nés en Provence (Manosque et alentours), portent le même prénom, travaillent dans une banque, écrivent et marchent et ont fait la guerre tous les deux...

Jean Fournier donc, a rencontré dans sa jeunesse près de Banon Elzéard Bouffier et c'est ce souvenir qui va le porter sa vie durant. Car il sort de la Grande Guerre, broyé de l'intérieur, n'a plus de raisons de vivre.

Ce livre est un hommage à Jean Giono, à ce texte de L'homme qui plantait des arbres, mais aussi à l'arbre, à la forêt, à la nature...

 

Une certaine raison de vivre

" J'ai toujours envie de te gifler... Continue à écrire et on va continuer à faire l'amour puisqu'il n'y a que ça qui marche entre nous. Tu vas signer la paperasse de mon père... Je vais avoir une autre vie, Jean, mais, dans cette autre vie il y aura un tiroir secret, et dans ce tiroir il y aura toi. Et si un jour tu as quelque chose à me proposer, dis le-moi. Ne regarde pas mes larmes, elles ne veulent pas dire grand chose, écris, mon Jean, surtout n'arrête pas, j'aime que tu écrives...

Je m'offrirai certaines de tes phrases, même si elles ne sont pas pour moi. Je suis jalouse de cette guerre qui te garde pour elle, qui te fait marcher seul je ne sais où... sans moi... sans ta femme... Je pense que je suis la seule veuve de guerre dont le mari est vivant et devant ses yeux. "

Du grand massacre de 14-18, Jean Fournier revient indemne physiquement mais broyé de l'intérieur. Démobilisé, il fait tout ce qu'il peut pour y croire, croire qu'un avenir est encore possible après cinq années à voir et entendre ce que des yeux et des oreilles de vingt ans ne devraient pas avoir à saisir. Il retrouve son emploi discret dans une banque et le destin lui fait grimper les échelons par la grâce d'un amour fol : celui d'Alice. Mais Alice, malgré ses efforts, le voit rêver de hauteurs qu'elle ne connaît pas, celles des cimes où un berger lui a, un jour, offert un autre regard sur les hommes et sur la vie.

 

Pour aller plus loin

 

Paysage autour de Banon ©AD04-Adrien Noat

Paysage autour de Banon ©AD04-Adrien Noat

Laisser une réponse




Lire les derniers articles...


Qui suis-je ?

Webmaster à l’Agence de Développement des Alpes de Haute Provence, j’ai par ailleurs une passion pour les livres et l’écriture.

Lectrice et amoureuse des Alpes de Haute Provence, j’anime ce blog sur les écrivains, les livres et l’écriture, pour faire découvrir ce beau département autrement…

Loin d'être un blog littéraire, je partage simplement mes lectures d'écrivains du département tels que Jean Giono, Pierre Magnan, René Frégni, Alexandra David Neel, Maria Borrely... et vous présente de nouveaux auteurs.

Je vous invite aussi à découvrir ce département qui inspire tant d'écrivains !

Fan de Maria Borrely, des descriptions de Jean Giono, de Jean Proal... et toujours à l'affût de nouvelles écritures !

N'hésitez pas à donner vos avis et à partager vos lectures d'écrivains bas alpins !

Avis aux écrivains du département, contactez-moi si vous souhaitez être présents sur le blog !

Florence Bellon

Recevez les prochains articles


Archives

Partagez cette page