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	Commentaires sur : Que ma joie demeure de Jean Giono	</title>
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	<description>Un blog sur les livres, les écrivains dans les Alpes de Haute-Provence</description>
	<lastBuildDate>Tue, 22 Jul 2025 08:57:19 +0000</lastBuildDate>
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		<title>
		Par : Florence Bellon		</title>
		<link>https://livre.tourisme-alpes-haute-provence.com/que-ma-joie-demeure-jean-giono/#comment-52251</link>

		<dc:creator><![CDATA[Florence Bellon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 07:40:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://livre.tourisme-alpes-haute-provence.com/que-ma-joie-demeure-jean-giono/#comment-52246&quot;&gt;Rémy Hatier&lt;/a&gt;.

Merci Rémy pour votre commentaire très détaillé sur le roman de Jean Giono. J&#039;espère qu&#039;il donnera envie à d&#039;autres lecteurs de vous répondre et de nous partager leurs propres ressentis...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://livre.tourisme-alpes-haute-provence.com/que-ma-joie-demeure-jean-giono/#comment-52246">Rémy Hatier</a>.</p>
<p>Merci Rémy pour votre commentaire très détaillé sur le roman de Jean Giono. J'espère qu'il donnera envie à d'autres lecteurs de vous répondre et de nous partager leurs propres ressentis...</p>
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		<title>
		Par : Rémy Hatier		</title>
		<link>https://livre.tourisme-alpes-haute-provence.com/que-ma-joie-demeure-jean-giono/#comment-52246</link>

		<dc:creator><![CDATA[Rémy Hatier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 16:37:50 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://livre.tourisme-alpes-haute-provence.com/?p=71046#comment-52246</guid>

					<description><![CDATA[Que ma joie demeure

C’est une œuvre magistrale ; mais elle est surprenante, difficile, étrange, voire énigmatique à bien des égards. Florence livre ici son ressenti de lectrice : je partage l’intégralité de son analyse, une analyse qui caresse intelligemment l’œuvre et laisse ainsi aux futures lectrices et lecteurs l’esprit ouvert et libre pour s’engager dans l’aventure.
Et puisqu’effectivement beaucoup se sont essayés à la décrypter, je me contenterai de relater les expériences vécues lors de mes lectures. 
Je l’ai lue une première fois, difficilement, presque péniblement et ce malgré les envolées poétiques dont Jean Giono est capable, comme par exemple, lorsqu’il nous amène à la découverte d’un paysage ou lorsqu’il esquisse la cavalcade amoureuse d’une jument et d’un étalon. En première lecture donc, j’avoue être resté sur ma faim et m’en suis ouvert à d’autres lecteurs pour découvrir que je n’étais pas seul ! J’ai même reçu l’aveu suivant : « Ce n’est qu’à la troisième lecture que j’ai réussi à apprivoiser l’œuvre ! »
En débutant ma deuxième lecture, dès la première page et le premier dialogue entre Jourdan et sa femme Marthe, j’ai compris mon erreur : je voulais lire un roman et c’est un conte que j’avais entre les mains. Et comme tout conte, pour être apprivoisé, il demande à ce que l’on se défasse de toutes nos rigidités.
Ce conte nous emmène sur bien des chemins :  ceux de la nature, de l’amitié, de l’amour, voire de l’érotisme ; il a une réelle portée humaine, sociale, politique :  on est à la veille de l’avènement du Front Populaire. Enfin, Giono, celui qui a vécu la guerre de 1914-1918, celui des Récits Pacifistes, y questionne nos valeurs fondamentales ; doit-on accumuler des biens ou planter des fleurs ? Doit-on stocker du grain ou nourrir les oiseaux ? Et bien d’autres questions nous sont posées.
Il me reste, alors que pour la troisième fois je referme l’ouvrage, quelques interrogations qui resteront à jamais en suspens. Je vous les livre, en totale sincérité. Je souhaite que par l’intermédiaire de ce blog, vous n’hésitiez pas à apporter vos propres réponses.
La première est que le mot « joie » n’y est finalement que très peu prononcé ; de plus ce conte a pour moi, un goût d’inachevé. Quelle était la volonté de Jean Giono ? Voulait-il par là, nous signifier que la joie essentielle nous est inaccessible ?
La deuxième concerne le titre de l’ouvrage ; « Que MA joie demeure ! » est une phrase prononcée par Boby, personnage principal qui veut apprendre la joie aux habitants du plateau de Grémone. Pourquoi ne dit-il pas : « Que la joie demeure ! » ? Je ne peux m’empêcher d’avoir en tête le titre de la cantate de Bach : « Jésus, que ma joie demeure ! ». Jésus a disparu… Un autre message de Giono ?
Enfin, ma troisième et dernière interrogation (mais gageons qu’il y en aura d’autres quand j’achèverai une quatrième lecture…) concerne la présence des enfants dans ce conte qui met en scène des adultes, jeunes et moins jeunes, des vieillards, des animaux de tous poils, de toutes plumes ou de toutes écailles, ainsi que la nature sous toutes ses formes : froid, vent, nuages, pluie, neige, herbes, fleurs, arbres…Mais les enfants sont, à mon sens, les grands absents.
Je n’imagine pas Jean Giono, père aimant de ses enfants, « oublier » cette dimension fondamentale de l’Humanité en route : l’enfance.
Il y a donc peut-être là également pour nous, un message à méditer : les enfants sont joyeux de nature et actons que notre monde d’adultes se charge de laminer cette joie essentielle.
 Le conte s’adresse donc en priorité à nous, adultes, pour que nous retrouvions le chemin de la joie et que nous puissions dire à nos enfants : « Que votre joie demeure ».]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Que ma joie demeure</p>
<p>C’est une œuvre magistrale ; mais elle est surprenante, difficile, étrange, voire énigmatique à bien des égards. Florence livre ici son ressenti de lectrice : je partage l’intégralité de son analyse, une analyse qui caresse intelligemment l’œuvre et laisse ainsi aux futures lectrices et lecteurs l’esprit ouvert et libre pour s’engager dans l’aventure.<br />
Et puisqu’effectivement beaucoup se sont essayés à la décrypter, je me contenterai de relater les expériences vécues lors de mes lectures.<br />
Je l’ai lue une première fois, difficilement, presque péniblement et ce malgré les envolées poétiques dont Jean Giono est capable, comme par exemple, lorsqu’il nous amène à la découverte d’un paysage ou lorsqu’il esquisse la cavalcade amoureuse d’une jument et d’un étalon. En première lecture donc, j’avoue être resté sur ma faim et m’en suis ouvert à d’autres lecteurs pour découvrir que je n’étais pas seul ! J’ai même reçu l’aveu suivant : « Ce n’est qu’à la troisième lecture que j’ai réussi à apprivoiser l’œuvre ! »<br />
En débutant ma deuxième lecture, dès la première page et le premier dialogue entre Jourdan et sa femme Marthe, j’ai compris mon erreur : je voulais lire un roman et c’est un conte que j’avais entre les mains. Et comme tout conte, pour être apprivoisé, il demande à ce que l’on se défasse de toutes nos rigidités.<br />
Ce conte nous emmène sur bien des chemins :  ceux de la nature, de l’amitié, de l’amour, voire de l’érotisme ; il a une réelle portée humaine, sociale, politique :  on est à la veille de l’avènement du Front Populaire. Enfin, Giono, celui qui a vécu la guerre de 1914-1918, celui des Récits Pacifistes, y questionne nos valeurs fondamentales ; doit-on accumuler des biens ou planter des fleurs ? Doit-on stocker du grain ou nourrir les oiseaux ? Et bien d’autres questions nous sont posées.<br />
Il me reste, alors que pour la troisième fois je referme l’ouvrage, quelques interrogations qui resteront à jamais en suspens. Je vous les livre, en totale sincérité. Je souhaite que par l’intermédiaire de ce blog, vous n’hésitiez pas à apporter vos propres réponses.<br />
La première est que le mot « joie » n’y est finalement que très peu prononcé ; de plus ce conte a pour moi, un goût d’inachevé. Quelle était la volonté de Jean Giono ? Voulait-il par là, nous signifier que la joie essentielle nous est inaccessible ?<br />
La deuxième concerne le titre de l’ouvrage ; « Que MA joie demeure ! » est une phrase prononcée par Boby, personnage principal qui veut apprendre la joie aux habitants du plateau de Grémone. Pourquoi ne dit-il pas : « Que la joie demeure ! » ? Je ne peux m’empêcher d’avoir en tête le titre de la cantate de Bach : « Jésus, que ma joie demeure ! ». Jésus a disparu… Un autre message de Giono ?<br />
Enfin, ma troisième et dernière interrogation (mais gageons qu’il y en aura d’autres quand j’achèverai une quatrième lecture…) concerne la présence des enfants dans ce conte qui met en scène des adultes, jeunes et moins jeunes, des vieillards, des animaux de tous poils, de toutes plumes ou de toutes écailles, ainsi que la nature sous toutes ses formes : froid, vent, nuages, pluie, neige, herbes, fleurs, arbres…Mais les enfants sont, à mon sens, les grands absents.<br />
Je n’imagine pas Jean Giono, père aimant de ses enfants, « oublier » cette dimension fondamentale de l’Humanité en route : l’enfance.<br />
Il y a donc peut-être là également pour nous, un message à méditer : les enfants sont joyeux de nature et actons que notre monde d’adultes se charge de laminer cette joie essentielle.<br />
 Le conte s’adresse donc en priorité à nous, adultes, pour que nous retrouvions le chemin de la joie et que nous puissions dire à nos enfants : « Que votre joie demeure ».</p>
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